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BREXIT : JOUONS FAIR PLAY !

Il n’y a pas de divorce heureux. Mais la procédure peut être moins pénible si chacun se comporte avec sincérité et fair play. Fair play : les Anglais ont inventé la formule, intraduisible dans les autres langues. Nous attendons d’eux qu’ils l’appliquent pendant cette période grise, dans laquelle le divorce est décidé mais le jugement est encore en délibéré.

Le gouvernement de Theresa May l’avait compris. Au Conseil, le représentant du RU s’abstenait ou, en tout cas, n’empêchait pas la prise d’une décision destinée à s’appliquer après 2019. Et voilà que, coup sur coup, il met son veto à deux décisions qui sont fondamentales pour l’Union et pour l’Union seule.

La révision du CFP est reportée. Or, son principal objet est d’apporter la flexibilité nécessaire pour financer des politiques qui ne concernent pas ou ne concerneront plus le RU.

Et tout récemment le ministre anglais s’est opposé à la création d’un QG opérationnel européen. Envisagée depuis de longues années, cette création est une première étape dans la mise en œuvre d’une Europe de la défense. Par définition, il ne concernera pas le RU. Nous continuerons à coopérer avec le RU au sein de l’OTAN et dans le cadre des accords bilatéraux que certains de nos pays, dont le mien, entretiennent avec lui. Alors, pourquoi vouloir affaiblir l’Union au moment où on la quitte ? Notre intérêt commun est d’avoir une Europe forte partenaire privilégié d’un RU fort – dans tous les domaines.

Si cette attitude se répète, il faudra que les 27 prennent l’habitude de travailler ensemble, non seulement sur la négociation du Brexit, mais aussi sur tous les sujets qui ne concerneront plus le RU. Ce n’est souhaitable, ni pour les uns, ni pour les autres.

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